Un petit bout de moi en mots

"On ne pense que par image. Si tu veux être philosophe, écris des romans." Albert Camus

 

Une amie bienfaitrice, un ange gardien

Vivre pour sa passion. Se vouer à elle au point qu’elle devienne notre raison de vivre. L’avoir en tête au réveil, sans même penser à quoi que ce soit d’autre et s’endormir le soir en y pensant, en ne songeant à rien d’autre. Être pour ainsi dire « soumis » à cette passion. Lui donner l’exclusivité de nos pensées, de nos actes, de nos paroles. La rendre unique à nos yeux, belle, plus encore que toutes les beautés que le monde peut nous offrir. S’oublier avec elle. Et cette sensation de plénitude, de bien-être infini qui nous enveloppe, nous entoure, nous calme et nous rassure. Lorsque les temps se font difficiles et qu’alors la vie semble vouloir nous faire baisser les bras, notre passion nous apaise, nous détend. Comme une amie bienfaitrice, un ange gardien, elle est là, toujours là, quelque part. Elle attend que nous soyons prêts à la laisser s’exprimer, à la laisser nous envahir, nous réchauffer de l’intérieur. Subtilement, elle s’installe en nous. Les douleurs, les peines, les malheurs et les soucis, avec quelques mots ou quelques gestes, elle les éloigne, les repousse. Béats et sereins, nous sommes fins prêts à l’écouter nous parler. Et soudain nous voilà transportés ailleurs, loin. Loin de cette vie qui n’est pas toujours à la hauteur de nos espoirs, loin de ce et « ceux » qui nous font mal, loin de nos désirs destructeurs, loin du monde réel, matériel. Nous ne sommes plus tout à fait nous-mêmes et pourtant nous sommes vraiment, enfin. Nous sommes nous, plus que jamais, c’est encore plus fort, encore plus vrai, encore plus… Il n’y a plus de doutes à avoir, plus d’angoisses, nous ne faisons plus qu’un. Perdus à des années-lumières d’une réalité imparfaite, il ne suffisait que d’un voyage imaginaire pour nous trouver, pour se retrouver, se découvrir et se redécouvrir. C’est comme si l’on plongeait dans un bon bain chaud après la plus rude de toutes les journées. C’est un délassement. Soudain les choses brillent d’un éclat nouveau, c’est une lumière claire, pure, plus belle encore que les premières lueurs du jour, plus magique encore que les étoiles dans le ciel par une nuit d’été. Nous voilà seuls avec elle et pourtant la solitude n’est plus qu’un mot usuel qui n’a pas de sens. Une seule chose nous obsède, nous hante, nous possède : elle, cette passion dévorante, inassouvie, insatisfaisante mais qui pourtant nous comble chaque seconde un peu plus. L’euphorie nous gagne, on a envie de rire, de crier, de hurler à la Terre ô combien cette passion-là est toute notre vie. Une joie sans nom s’empare de notre cœur et nous voilà, voguant sur les flots du bonheur, incapables d’apercevoir notre destination, indifférents d’ailleurs à celle-ci. Mais, comme dirait un certain Alfred « Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ? », enivrons-nous sans compter, sans savoir très bien où aller, je préfère encore le voyage à sa destination.

Encore plus merveilleux que les plus délicieuses mélodies, encore plus fort que les plus belles romances, notre histoire d’amour avec cette passion est ce que nous connaîtrons sans doute de plus beau. C’est bien d’ailleurs parce qu’elle ne s’attache à personne, que nous nous enchaînons à elle. Mais quelle douce chaîne que d’avoir une passion ! Quel plaisir immense que d’aimer d’amour, quelque chose que seul celui qui s’y attache peut comprendre ! Et dans nos yeux, notre cœur et notre corps tout entier, s’installe alors cette affection enflammée. Nous voilà amoureux, véritablement amoureux. Amoureux d’une passion, amoureux de ce sentiment aliénant qui pourtant nous rend libre. Enfin, nous voilà libres. Ayant choisi de nous donner à elle, la prison semble bien vaste, à vrai dire, on n’en voit pas réellement les frontières. On ne les cherchera pas. A quoi bon ? Plonger dans ce vaste océan d’euphorie, nous voudrions nous noyer dans ce plaisir. Et à ce moment précis, plus personne ne nous comprend, pas même ce « nous » que nous avons laissé à l’entrée, juste avant de dériver. Mais quand finalement il nous faut refaire surface, la passion, comme une petite voix rassurante, s’agite, murmure et rit à l’intérieur de nous. Le monde se matérialise de nouveau, nous revoilà, nous et notre corps, nous et notre vie. Seulement comment voir les choses comme elles étaient après ceci ? Et à chaque manifestation de notre passion, le monde est, à nos yeux, encore plus différent qu’avant.
 
Moi en mots
Dans : Mes textes
Par unpetitboutdemoienmots
Le 3 janvier 2014
A 23 h 14 min
Commentaires : 0
 
 

J’aime les mots

 

J'aime les mots
23 février 2013, 00h24 :
Les mots. J’aime les mots. Vraiment, réellement. Je ne pourrais jamais trahir les mots, ils représentent beaucoup à mes yeux. Je les aime c’est tout. Et pourtant, combien de fois m’ont-ils trahi, combien de fois me trahiront-ils encore, qu’importe dans le fond, à aucun moment il n’a été question qu’ils ne nous soient fidèles, ils ne demandent rien, c’est nous qui les invoquons. Certains les dénoncent avec agressivité, voir même avec une méchanceté féroce, dans l’espoir de démontrer que les mots ne sont rien, qu’ils ne valent rien. Seulement ils ont besoin de ces mêmes mots pour le faire, tout comme ceux qui les défendent et les protègent, à tout prix, ceux là aussi ont besoin des mots pour le faire. Et ceux qui ont alors tenté de les théoriser, de les expliquer, de les rendre mathématiques et logiques, à mes yeux, les dénaturer en somme. Pourquoi donc chercher à expliquer les mots ? Que nous ont-ils fait ? Si l’on y pense, pas grand chose. Malgré cela, ils détiennent un grand pouvoir. Plus grand que n’importe quel pouvoir qui puisse exister. En effet, ne peut on pas autant faire naître un homme que de le détruire avec la force et la vigueur de quelques mots soigneusement choisis ? Et alors, n’est ce pas dans le fond l’intention profonde de la personne qui a prononcé et écrit ces mots qui fait réellement quelque chose ? Ne peut-on pas dire qu’en somme, les mots ne sont qu’un outil parmi tant d’autres pour faire quelque chose aux autres. En bien ou en mal et même les deux parfois. Une arme aussi destructrice que constructive. Le paradoxe même. Les mots faits pour exprimer et pourtant insuffisant à notre expression, les mots en si large diversité de sons, de formes, de traductions et de langues ne suffisent jamais. A chaque mot prononcé, chaque mot écrit, ils nous trahissent, nous trompent et pourtant sont encore la chose qui nous permet d’être sincère dans un certain nombre de circonstances. Inutile de dire que les gestes peuvent autant nous trahir que les mots, bien que ces derniers sont sans doute beaucoup plus « conscients » si je puis dire, que les mots eux-même. Les mots ne font pas exprès de nous tromper, comme peuvent le faire des gestes qui, eux, dépendent de l’intention et du message que veut délivrer leur auteur, mais les mots sans le savoir, nous dépossèdent de ce que nous voulons vraiment exprimer. Évidement, d’autres avant moi ont réfléchi à la question et disaient ce que je résume ici grossièrement, mais je pense qu’ils avaient raison. Des traitres, voilà ce que l’on pourrait dire qu’ils sont si l’on souhaitait réellement les remettre à leur place. Cette bande de sons, de lettres et d’accents qui, tour à tour, nous ennuient, nous attristent, nous éloignent, nous rapprochent, nous exaspèrent, nous mentent, nous rendent justice, nous insultent, nous blessent, nous mordent, nous agressent, nous piègent, nous parlent… Et pourtant ils sont là, faisant parti intégrante de chacune de nos vies, ils savent tout mais ne disent dans le fond pas grand chose. Inventer ces mots a-t-elle été une si bonne chose pour nous ? Là encore les avis divergent, pourquoi aurait-ce été une bonne ou une mauvaise idée ? N’est-il pas trop tard pour se poser la question ?
Mais un certain de nombre de ces considérations me sont, il faut l’avouer, bien égal. J’aime les mots. J’aime ce que certains ont à dire, j’aime moins ce qu’en font d’autres à des fins plutôt douteuses. Mais malgré cela je crois en la beauté des mots. Oraux, écrits, utilisés à bons escient, par les bonnes personnes pour dire les bonnes choses ou du moins, celles que nous sommes prêts à entendre, je crois que les mots peuvent être beaux. Non, ils ne peuvent pas être beaux, ils sont beaux. Et dans n’importe quelle langue. A la fois amis et ennemis, les mots sont pour moi une des choses les plus importantes au monde. Combien de fois un simple « Salut ça va ? » prononcé avec le sourire m’a rendu le mien, combien de fois un compliment dissimuler a égayé ma journée, combien de fois même des mots que j’ai lu, écrit par d’autres gens à l’intention de tous, ont fait naître en moi ce bonheur de pouvoir à mon tour connaître ces mots là en étant à la fois récepteur lambda mais aussi lecteur privilégié, croyant naïvement que peut-être ces mots là me sont destinés, à la façon d’une espèce d’oracle, là pour nous empêcher de nous éloigner de notre but lorsque nous pensons que tout est couru d’avance. J’aime les mots comme on aime sa famille, ses amis, nobles et fières, ils envahissent notre vie, la possèdent tout entière. Prisonnier de leur sens, nous sommes incapables de les utiliser correctement. Qu’importe pour ma part, s’ils me trahissent souvent, si je ne les emploie pas toujours comme il conviendrait ou encore si justement je n’arrive pas à les retrouver voir même, à les prononcer quand il le faudrait, sans eux, sans doute, je ne pourrai vivre plus longtemps. Sans m’exprimer. J’ai besoin d’eux, presque autant qu’on a besoin de manger, de boire, de respirer ou de dormir. Ayant découvert assez tôt que j’étais capable moi aussi d’utiliser les mots, j’ai choisi d’en faire des amis et j’ai alors découvert qu’il suffisait parfois simplement de les « imprimer » sur du papier pour laisser quelque part, à l’abri de biens des tourments, quelques fragments d’une pensée si difficile à faire parler.
 
Moi en mots
Dans : Mes textes
Par unpetitboutdemoienmots
Le
A 23 h 13 min
Commentaires : 0
 
 

Où va le monde ?

16 février 2013, 23h18 :

Où va le monde. Plus j’avance, plus je comprends ce qui se passe et plus je me demande vers quoi on va. Rien de fabuleux, je crois que c’est certain. Que nous soyons au 21ième siècle et que des tabous aient été levé, qu’enfin la sexualité soit beaucoup plus libérée, que nous exigions les mêmes droits quelque soit nos valeurs et convictions, que nous défendions ces droits et tout ce qui a pu nous permettre de vivre mieux, plus heureux, plus à l’aise aussi, je suis tout à fait d’accord. Mais quand je lis, quand j’entends voir même quand je vois certaine chose, je me demande vraiment où va le monde. Réduire notre capacité d’exister à des choses aussi basiques, s’en tenir à ce qui est « la norme », vouloir à tout prix être et faire comme tout le monde parce que après tout « c’est comme ça », « c’est dans notre culture ». Ne plus avoir d’ambition, plus de projet, pas même une once de passion pour quoique ce soit, oublier presque même que nous sommes dotés de raison et se comporter comme… des bêtes. Pas des animaux, non, même eux semblent avoir un peu plus de jugeote, mais des bêtes. Incapable de voir le monde et d’y vivre en réfléchissant par soi-même, en voulant juste, par tous les moyens, ressembler à son voisin, agir comme lui, parler comme lui, penser comme lui. Et pourquoi ? Mais si seulement je le savais je n’écrirai pas ceci. Aujourd’hui il faut avoir coucher avec un mec à 15 ans, être marié à 30 et avoir déjà trois enfants, travailler pour gagner beaucoup d’argent, acheter une grande maison avec piscine, un labrador et deux voitures et se plaindre, se plaindre de la vie, des gens, de ses voisins, de ses collègues, de ses amis, de son mari ou de sa femme, le/la tromper parce que dans le fond on sait plus très bien pourquoi on l’a épousé. Même chose pour les couples, même chose pour le métier qu’on choisi, même chose pour tout ce qu’on fait depuis notre entrée à la maternelle jusqu’à notre mise à l’hospice par nos petits enfants qui ne voudront pas s’occuper de nous parce qu’on ne constituera pour eux qu’un poids mort dérangeant qui à autant besoin de soin qu’un nouveau né. Et les gens continueront à vivre cette vie médiocre sans avoir à aucun moment pu imaginer qu’elle aurait pu être autrement s’il l’avait vraiment voulu. Ils désireront encore des choses inutiles parce que leur ami qu’ils envient secrètement a pu se les procurer. Ils coucheront avec les premiers venus parce qu’après tout c’est pas important d’aimer. Les sentiments c’est superflu, c’est pour les femmes et encore ! Celles qui pensent, celles qui réfléchissent et aussi toutes les connes naïves qui croiront qu’on les aime alors qu’il n’y a que leur cul qui intéressent. Vie pathétique qui recommence à l’infini et ce depuis des siècles. Chaque fois j’essaie d’expliquer, de comprendre qu’est ce qu’il peut bien y avoir de si génial que ça pour vouloir agir ainsi, aussi basiquement, sans jamais chercher à vivre pour soi, pour ce qu’on aime. Mais quand je dis ce qu’on aime, je ne parle pas de notre premier appart, d’une voiture clinquante ou d’un(e) petit(e) ami(e) qui nous fera nous sentir moins seul(e), je parle d’un truc qu’on aime vraiment, quelque chose qui nous ferait aller au bout du monde, quelque chose qui pourrait nous faire voyager chaque jour sans forcément quitter sa ville, quelque chose qui fasse que la vie, chaque matin, semble différente, quelque chose qui provoque chez nous l’émerveillement, l’étonnement, la surprise. Quelque chose qui ne change pas mais qui pourtant se renouvelle à chaque instant. Exister, exister vraiment. Pfff, qu’est ce que je fais, essayer de vous expliquer l’existence, vous me direz que c’est relatif, que certains préfèrent encore se vautrer dans une existence à l’allure confortable mais qui ne sera que misérable et sans intérêt et qui se diront sur leur lit de mort que finalement ils auraient peut-être du faire quelque chose de leur vie au lieu de gémir, de se plaindre et de vouloir des choses qui ne leur auront rien apportés. Oui, après tout, pourquoi s’emmerder puisque la vie nous tue. Restons médiocres et imbéciles jusqu’au bout, de toute façon, l’inverse ne nous avancent pas plus me direz-vous. Et encore, si vous lisez ceci. A croire que plus personne n’a d’âme. Ça aussi, à quoi bon en avoir une, autant vivre comme des automates en suivant le cours du temps et la foule. C’est tellement plus simple, tellement moins prise de tête et encore, ils auront des questions d’ordre primordiale comme comment gagner un max de frique sans en foutre une, comment avoir le dernier portable en vogue alors qu’on en a un qui fonctionne parfaitement, comment sortir du célibat, qui ennuie à mourir et nous oblige à vivre avec nous-même et quand sera la retraite et combien ça fera gagné. Mais au fond, on s’en fiche, je peux bien m’indigner et écrire des pages et des pages en racontant toujours la même chose, je ne changerai pas le monde. Tout au plus récolterai-je quelques insultes et quelques critiques bien sentis qui me diront d’aller me faire voir avec mes belles paroles et mes jugements de valeurs. Je dirai juste qu’il paraît qu’on est en démocratie, après à vous de voir. M’enfin, j’ai du mal à comprendre. Comment peut-on être heureux d’une existence comme celle là ? Comment peut-on vouloir vivre uniquement pour des choses sans intérêt et auxquelles on ne réfléchit pas ? Pourquoi être venu au monde si c’est pour perdre son temps de la sorte ?
Moi en mots
Dans : Mes textes
Par unpetitboutdemoienmots
Le
A 23 h 08 min
Commentaires : 0
 
 

S’inventer une vie

 

Belle au bois dormant
Belle au bois dormant
 

20 Janvier 2013, 1h45 :

 
S’inventer une vie. Voir dans chaque chose qui nous arrive au jour le jour comme un événement exceptionnel. S’imaginer une tragédie quand le train est en retard, un drame lorsque le métro ne fonctionne pas, une rencontre inattendue lorsqu’on percute quelqu’un dans la rue qui s’excuse ensuite avec un sourire alors que ce n’était pas sa faute. Imaginer qu’on a un grand destin qui nous attend tout en se convainquant qu’on est comme notre idole, une personne sans talent qui devra sa réussite à sa seule volonté. Voir en nos professeurs des idoles qui détiennent ce que nous détiendront un jour, un peu comme des héros, des maîtres d’art martiaux qui doivent nous apprendre des techniques de combat afin que nous prenions la relève plus tard. Découvrir dans nos camarades des acolytes avec lequel aller de l’avant et combattre ensembles les ténèbres au moment des partiels. Imaginer comme une petite bulle dans laquelle personne ne peut entrer sans jouer le jeu, chacun à son rôle. Héros, maîtres, idoles ou amis, professeurs et célébrités. Quelle différence ? Simplement un regard différent, une autre façon de vivre les choses. Et si la vie n’était qu’une aventure ? S’il ne tenait qu’à nous de décider à quelle aventure chaque jour de notre vie appartient ? Et si j’avais envie de vivre au XIXème siècle un jour et de devenir voyageuse de l’espace le lendemain ? N’y a-t-il pas une trace de ces gentlemen anglais du XVIIIème dans ces jeunes qui nous tiennent une porte lorsqu’on les précède ? Et si au fond, ce professeur à l’air de Sherlock n’était pas réellement détective ?
Les livres sont des machines à remonter le temps ou à traverser l’espace, le métro est un porte-au-loin digne de Harry Potter, chaque jour nous côtoyons elfes, lutins, farfadets, loup-garou, troll, ogres, fées, centaures, nains et autres créatures extraordinaires. Nous re rencontrons des personnes que nous connaissions déjà, sans doute d’une autre vie, peut-être venu vers nous pour une quelconque raison dont nous ignorons encore tout. Le destin essaie parfois de nous retarder, en retardant notre train, un leprechaun place un trèfle à quatre feuille sur notre chemin, au moment où nous nous y attendions le moins. Certains jours tout est contre nous, d’autres tout nous sourit. Un jour héros, un autre simple étudiant(e). Un jour futur célèbre écrivain, philosophe ou artiste et le lendemain jeune ignorant(e) avec pour seul préoccupation que la salle et le cours auquel on doit assister. Il y a de la magie au quotidien et même si le réveil est parfois difficile, la simple idée qu’on va encore pouvoir se raconter une histoire collant à la perfection avec l’enchaînement de nos évènements d’une journée donne du courage pour la journée. Que se passera-t-il aujourd’hui ? Rencontre avec un ange ou pacte avec le diable ? Et si demain était meilleur encore ?
 
Moi-en-mots
Dans : Mes textes
Par unpetitboutdemoienmots
Le
A 23 h 03 min
Commentaires : 0
 
 

Les philosophes

 

Les philosophes
6 décembre 2012 :
A vrai dire, les philosophes sont, de mon point de vue, loin de l’image première que l’on s’en fait. On s’imagine des êtres solitaires, le nez plongé dans d’épais livre poussiéreux, passant leur journée et leur nuit à ruminer des textes dans l’espoir d’apercevoir ne serait-ce qu’une lueur de vérité. Les philosophes ne sont pas tellement des personnes comme celles là. Au contraire. Je pense que les philosophes sont justement des personnes qui aiment les gens. Des personnes qui aiment échanger et partager, qui aiment communiquer avec autrui. Après tout, aussi loin que l’on puisse remonter dans la philosophie, les plus grands maîtres penseurs étaient les premiers à dire que la recherche de la vérité passe par le dialogue et qu’autrui est celui qui permet à chaque homme de se découvre lui-même. Les philosophes sont des hommes de la communication, du partage et de l’échange. Ils ont, je crois, besoin des autres, de leurs amis, de leur famille, de personnes extérieures pour provoquer en eux ces sentiments qu’aucun livre ne pourra leur faire ressentir. Il y a chez eux, certes, une passion peut être démesurée aux yeux de certains, concernant la réflexion et la poursuite de la vérité, la découverte de la sagesse, le plaisir de l’apprentissage et le bonheur de penser mais je suis convaincue, qu’un philosophe qui se respecte est un homme qui aime autrui. Éprouver du plaisir à lire, à penser, à chercher, c’est tout simplement fantastique, mais comment profiter pleinement de tout ceci si il n’y a pas en face de soi un interlocuteur avec qui le partager. C’est dans le regard de ces personnes. Certains de nos professeurs, même, ont dans le regard cette lueur démente de la passion qui les anime avec tant d’ardeur, qu’il est lisible à leur façon de faire leurs cours, qu’ils cherchent dans nos jeunes regards encore naïfs s’il n’y a pas cette étincelle qui luit. Ils bégayent presque, leur pensée allant plus vite que leurs paroles, un flot continue d’un bonheur qui se renouvelle à chaque fois qu’ils parlent de ce qu’ils aiment. Ils en deviendraient presque aussi fou que ces amants maudits des romans de littérature. Leur amour pour ce qu’ils font et le bonheur qui en découle de pouvoir le partager avec d’autres est tellement énorme, que seul celui qui ne comprend rien à la philosophie ne comprendra pas pourquoi ces élans de « folie ». Les philosophes sont des fous ? Pas tellement. Des asociaux ? Loin de là. La vérité, il me semble, c’est que justement ils ne savent pas transmettre les choses de la même manière que tout le monde. Certains ont besoin d’exubérance dans les gestes, dans les paroles, d’autres sont obligés de s’arrêter quelques minutes, le regard dans le vague, comme dans un autre monde, une autre dimension tellement le langage humain est pauvre pour les aider à s’exprimer. Les vraies philosophes ont besoin des autres pour pouvoir vivre et faire vivre leur passion. Seulement ils ne savent pas s’adresser aux gens comme ces derniers le voudraient. Alors les gens ont peur, ils collent une étiquette et prétendent que ce sont des fous. Des illuminés. Mais c’est faux. Dit on d’un amoureux que c’est un illuminé, qu’il est fou ? D’amour peut être, mais alors, les philosophes sont simplement fous de savoir et de connaissances ! Originaux ? Oui. Étrange ? Oui. A des années lumières de ce qu’on a l’habitude de voir ? Oui. Ils n’ont pas peur d’eux même à vrai dire, ils sont ce qu’ils sont et l’expriment. Les gens les fuient, les jugent. Je trouve au contraire que ce sont des personnes tout à fait extraordinaires ! Sans adhérer à tout ce qui a été dit, on peut être d’accord, ou non et se laisser aller à être ceux que l’on est vraiment. Parce que c’est cela qui compte, le vrai. Que ce soit en nous, hors de nous, ce que l’on apprend de la vie ou ce que l’on apprend sur nous. Être vrai. Il faut parfois savoir prendre les choses à l’envers pour pouvoir les remettre à l’endroit, ou simplement monter sur une table pour avoir un œil nouveau sur une situation. Mais qui ose vraiment le faire ? Si dans le fond, au delà de leur passion « dévorante » qui leur fait engloutir quantité de livres inimaginables et parler en langage semi-codé pour le commun des mortels, ne sont-ils pas, eux aussi, humains ? Hommes dotés de sentiments humains mais qui cherchent à comprendre, à savoir, et à se connaître ? Je crois que pour un philosophe, autrui, l’autre en face de soi est celui qui peut nous apporter les réponses qui ne sont pas inscrites dans les livres et même avec, quand on y pense, n’y a-t-il pas un petit morceau de l’âme de ces illustres maîtres, cachés entre quelques lettres imprimées qu’ils nous ont légué, faute de ne pas avoir pu être présent pour nous enseigner leur pensée ? A mes yeux, le philosophe n’est pas un ermite solitaire qui terminera sa vie au beau milieu des livres sans famille ni ami. Certes, il aura cette passion des livres, mais il a besoin non seulement de famille et d’amis mais aussi d’élèves, de disciples, auxquels transmettre cette « philosophie de vie ». Car dans le fond, la philosophie, n’est ce pas, au delà d’un simple domaine de connaissance, toute une manière de voir et d’appréhender la vie ?
Moi-en-mots
Dans : Mes textes
Par unpetitboutdemoienmots
Le
A 23 h 02 min
Commentaires : 0
 
 

Université : « Petit coin de paradis »

 

La Sorbonne, Paris. (Non, ce n'est pas là où j'étudie :P)
La Sorbonne, Paris. (Non, ce n’est pas là où j’étudie :P )
 
5 décembre 2012, 22h16 :
La fac, un nouveau lieu, de nouvelles personnes et toujours plus de choses à apprendre que ce soit en cours, à l’extérieur, avec les gens. Se retrouver à discuter avec de parfaits inconnus sur les sièges d’un train en direction de l’université, rendre service à ce camarade de cours qui à finalement plus besoin d’un coup de main de notre par que nous lorsque nous le lui avons demandé, échanger avec des personnes venues du bout du monde, parler à des gens auxquels on aurait peut être jamais osé dire un mot quelques années auparavant. Un diversité aussi riche que déstabilisante. A nous de gérer, de voir, de découvrir, d’agir en fonction, se gérer soi-même, apprendre ce que signifie « responsabilité », se prendre en main. Il est temps maintenant de faire un pas de plus, on arrête les gamineries, les « mais qu’est ce qu’on va penser de moi », les « et les autres ? ». La vie, la vraie, elle est là, juste devant nous, elle nous appelle, nous tend les bras. Elle se déploie petit à petit au fur et à mesure que l’on avance nous aussi, un peu comme une amie qui nous suit silencieusement et qui veille à ce que l’on continue à marcher quoiqu’il arrive.
Ce n’est peu être qu’un point de vu personnel, totalement subjectif et qui ne sera partagé que d’un petit nombre, voir de personne qu’importe. J’ai trouvé ce qu’il me manquait à vrai dire, ce que j’appelle « un petit coin de paradis » même si je dois me lever tôt le matin, même si j’ai trop de travail, même si c’est une galère inouïe pour rattraper les cours lorsqu’on est malade, même si je râle, que je me plains, même si parfois notre seule amie est la solitude. A vrai dire, il m’arrive aujourd’hui qu’il y ait certain jours où j’oublie ce qu’est la solitude, tellement il y a de gens. Que ce soit pour remercier quelqu’un qui nous tient la porte ou saluer un camarade, un visage familier, un ami d’avant la fac, il y a toujours quelqu’un avec qui parler, avec qui échanger. Je crois que je n’ai jamais échanger autant avec autant de gens tous aussi différents les uns que les autres. C’est comme si depuis tout ce temps on m’avait caché ce qu’il y avait de l’autre côté des murs du lycée ou du collège. Comme si on avait passé dix-huit ans cloîtré entre quatre murs et qu’enfin on nous avait donné la possibilité de sortir et d’aller voir ailleurs.
C’est pas toujours facile, j’avoue que mes premières semaines étaient loin de l’idée que je m’en étais faite mais c’était juste une question de transition, une compréhension du nouveau fonctionnement de ce qui se passe autour de nous. Maintenant je suis vraiment bien, vraiment à ma place, là où il faut et pour rien au monde je ne voudrai revenir en arrière. Pas après les deux mois et demi que j’ai passé à l’université.
 
Moi-en-mots
Dans : Mes textes
Par unpetitboutdemoienmots
Le
A 23 h 00 min
Commentaires : 0
 
 

Les plus belles histoires d’amour sont celles qui, aux yeux du monde, n’en sont pas.

 

Les plus belles histoires d’amour sont celles qui, aux yeux du monde, n’en sont pas
14 décembre 2012, 22h40 :

Les plus belles histoires d’amour sont celles qui, aux yeux du monde, n’en sont pas. Je ne suis suffisamment philosophe pour me permettre d’affirmer avec certitude ce qui va suivre, mais je peux dire avec certitude ce que j’en pense. L’humain cherche l’amour. C’est un fait véridique et avéré. Mais on ne dit jamais quel amour il cherche. J’aime d’amour une grande quantité de choses, la musique, les livres, la philosophie, l’écriture, mon trèfle à quatre feuille, ma bibliothèque, ma fac… J’aime aussi d’amour un certain nombre de personne. Je crois qu’il est assez clair ici que je ne parle pas de sentiment amoureux. Je parle de l’amour, le sentiment qui nous fait aimer tout court. Pourquoi vouloir distinguer ? On dit « j’aime » pour bien des choses, y compris nos statuts et publications facebook. A-t-on donc oublier la base de ce qu’est « aimer » ? Être célibataire, en couple, ce ne sont que des mots futiles qui ne servent qu’à nous conforter dans une condition. On nous plaint d’être seul, on nous félicite d’être deux. A-t-on vraiment besoin d’être deux ou d’être seul ? J’aime beaucoup de monde. De l’ami le plus proche que j’ai en passant par les membres de ma famille jusqu’à cette personne qui s’excuse de me bousculer dans un couloir avec un sourire plus sincère qu’on en a jamais connu. J’aime les bons souvenirs que j’ai gardé, j’aime les chansons qui me mettent de bonne humeur, j’aime mes professeurs, j’aime ce que je fais, j’aime les gens que je rencontre, j’aime mes animaux. En vérité ça fait des années que j’essaie d’expliquer ça et des années que j’échoue. Je reviendrai sur ma première phrase, je vais essayer de l’expliquer. « Les plus belles histoires d’amour sont celles qui, aux yeux du monde, n’en sont pas. » je crois qu’il y a des personnes qu’on aime, avec lesquelles il y a vraiment quelque chose de différents d’avec les autres qui fait que, lorsqu’on est avec on se sent… vraiment nous même et on sait qu’on peut faire une confiance totale et aveugle à cette personne. Mais je pense qu’il y a aussi l’amour qu’on éprouve pour quelque chose qui nous passionne. Et si cette chose qui nous passionne nous remplit de l’intérieur par le simple fait qu’on fait tout pour en savoir plus, pour… Prenons l’art. La musique, le dessin, la peinture ou l’écriture par exemple. Ce sont des domaines qui passionnent un certain nombre de personnes. N’est-il pas vrai que ces artistes sont avec leur art comme avec une personne qu’ils aiment ? Le peintre n’oublie-t-il pas le reste de la vie et ne se sent-il pas en confiance totale avec lui-même lorsqu’il peint ? Même chose pour le musicien, le dessinateur ou l’écrivain ? N’éprouve-t-il pas une sorte de plénitude lorsqu’ils terminent une œuvre ou joue un morceau à la perfection ? Ne donnent-ils pas tout ce qu’ils ont comme sentiments à ces œuvres pour qu’elles deviennent œuvres ? N’éprouvent-ils pas du bonheur et de la satisfaction ? Alors dans le fond, aimer une personne ou un domaine, est-ce si différent ? N’éprouve-t-on pas le même bonheur et la même satisfaction lorsque nous aimons une personne et que c’est réciproque ? Mais au delà d’aimer une personne par amour et de se coller alors sur le front l’étiquette universelle du « en couple », n’y a-t-il pas ce même bonheur, cette même satisfaction lorsque l’on aime nous amis et qu’ils nous aiment en retour ? N’y a-t-il pas ce même bonheur et cette même satisfaction lorsque nous avons une certaine relation de confiance réciproque avec une personne qui n’est ni vraiment un amour, ni vraiment ami comme on l’entend ? Je pourrai même prendre l’exemple d’une célébrité pour laquelle on a vraiment un admiration sans fin, n’est ce pas plaisant d’aimer une personne qui ne nous connaît pas par le simple fait qu’elle nous fait rêver ? N’éprouve-t-on pas du bonheur et de la satisfaction ? Et pourtant dans ce cas là on ne peut même pas parler de réciprocité et pourtant on est capable d’aimer de manière inconditionnelle en étant tout à fait conscient que ce n’est qu’a sens unique. Ne peut-on pas dire que dès qu’on y met tout notre cœur et notre être, ce qu’on aime, d’amour, d’amitié, par passion ou par admiration, est une belle histoire d’amour ? Ou alors je n’ai rien compris à la vie. Mais si c’est le cas, je préfère encore rester dans l’ignorance.

Moi-en-mots
Dans : Mes textes
Par unpetitboutdemoienmots
Le
A 22 h 58 min
Commentaires : 0
 
 

Moi en mots :)

Les gens disent qu’on se cache derrière des mots, qu’on se cache aussi derrière des gestes ou encore que les gestes en disent plus que les mots et qu’il vaut mieux dire les choses de vive voix que par écrit. Seulement moi, quand j’écris, ce n’est pas pour me cacher, bien que je maîtrise aussi cela de manière à ce que certain n’y voient que du feu, mais plutôt parce que la voix et moi ça fait deux, que l’écrit est la meilleure chose qui puisse retranscrire la pensée, parce que la pensée est silencieuse, l’écrit l’est aussi. Parfois il n’existe pas de mots pour décrire la pensée, mais si il n’existe pas de mot, alors pourquoi vouloir les dire à voix haute ? Le problème se posera à nouveau, écrit ou oral. Alors j’écris, parce que quand j’écris, ça me vient naturellement, je ne butte pas sur un mot, je ne bégaye pas en les disant, je ne rougis pas et surtout je n’ai pas cette façon maladroite de m’exprimer quand j’essais de dire aux gens ce que je ressens en me mettant dans tous mes états. Certes personne ne sait comment je suis au moment où j’écris, seulement ce que j’écris, je ne le montre pas sur mes attitudes physiques, je l’ai en dedans et je n’ai que les mots écrits pour vous le dépeindre à la perfection (si il en existe une !)

 

Moi-en-mots

Dans : Mes textes
Par unpetitboutdemoienmots
Le
A 22 h 56 min
Commentaires : 0
 
12
 
 

Manouch11poesies |
Envidelire |
Lettresinroses |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Gw2
| Les chroniques de Pauline
| Kattalin'plume